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Exposition photo : La ville invisible, Guillaume Bonnel Photographie à Limoges

Un an à parcourir Saint-Étienne à pied et à vélo, pour photographier ce que l’habitude rend invisible. Guillaume Bonnel expose son portrait de la ville ordinaire chez Chroniques, à Limoges, du 9 octobre au 13 décembre. Entrée libre.

La rue est un objet qui a toujours attisé la curiosité des photographes. En 1838, Daguerre photographie le boulevard du Temple à Paris, et Eugène Atget, reconnu aujourd’hui comme l’un des pères de la photographie documentaire, prendra dès la fin du 19ᵉ siècle des milliers de clichés des quartiers de Paris promis aux transformations haussmanniennes.

Se distinguant de la « street photographie » qui saisit des scènes de rue sur le vif, la photographie de la rue s’intéresse aux formes urbaines, à la manière dont les hommes ont construit au fil des années le paysage dans lequel chacun évolue quotidiennement. Guillaume Bonnel s’est attaché pendant une année à dresser un portrait de la ville de Saint-Étienne, pour rendre visible ce que l’habitude masque au fil des jours.

À hauteur d’homme

Délaissant les édifices pittoresques qu’il faudrait avoir vus, il a parcouru à pied et à vélo les rues secondaires, mettant ses pas dans ceux des habitants pour regarder la ville, s’arrêter et photographier sans jugement tous les éléments qui composent le paysage ordinaire.

Sa photographie n’écarte pas les objets les plus triviaux posés sur le trottoir, le cadre attrape autant les perspectives lointaines que les horizons fermés, et taille sans hésiter dans les hauteurs d’immeubles d’habitation ou d’églises pour respecter la vision à hauteur d’homme. Avec une profondeur de champ maximum, le plan est uniformément net, au service d’une vision la plus entière possible et d’une représentation de la ville sans hiérarchie.

La ville invisible est certes le portrait de Saint-Étienne, mais sans chercher à le cacher : il n’était pas indispensable que la ville soit identifiée autrement que par les indices qui la caractérisent, les vestiges industriels, le foisonnement architectural, le relief. Les photographies invitent à entrer dans l’image pour la parcourir dans ses moindres recoins. Inversement, cette identification par le détail laisse la possibilité d’imaginer que ce portrait puisse être celui d’une autre ville à l’histoire ouvrière comparable.

Infos pratiques

L’exposition se tient chez Chroniques, 12 rue de la loi, à Limoges. Elle ouvre le vendredi 9 octobre 2026 de 18h30 à 21h, puis se visite jusqu’au 13 décembre, les mercredis, samedis et dimanches de 15h à 18h. L’entrée est libre. Le passage à l’heure d’hiver, dans la nuit du 24 au 25 octobre, ne change rien aux horaires affichés.

Questions fréquentes

Quelles sont les dates de l’exposition ?
Elle ouvre le vendredi 9 octobre 2026 de 18h30 à 21h, puis se tient jusqu’au 13 décembre 2026, les mercredis, samedis et dimanches de 15h à 18h.
Où se passe l’exposition ?
Chez Chroniques, 12 rue de la loi, à Limoges (87000).
Combien coûte l’entrée ?
L’entrée est libre.
Quels sont les horaires de visite ?
Les mercredis, samedis et dimanches de 15h à 18h, du 10 octobre au 13 décembre 2026, en plus de l’ouverture du vendredi 9 octobre de 18h30 à 21h.

Renseignements

12 rue de la loi, 87000 Limoges, Limoges

Dates : du samedi 10 octobre 2026 au dimanche 20 décembre 2026

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Mis à jour le 9 octobre 2026

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