Alors que le droit international est appliqué de manière sélective, voire ouvertement ignoré, une nouvelle hiérarchie semble se dessiner, différenciant les victimes et les souverainetés. À chaque conflit ses règles, à chaque situation ses équilibres.
À observer de plus près les violences à l’oeuvre, il apparaît que nous n’assistons pas à une « exception », mais à un basculement vers un monde dans lequel la force tend à primer sur le droit. Pourtant, le langage juridique persiste : il sert désormais à légitimer des actions illégales ou à disqualifier celles et ceux qui en rappellent les principes fondamentaux, tandis que les instances censées les faire respecter peinent à se faire entendre.
Dans ce contexte, les populations civiles demeurent les premières victimes. L’usage de la force ne constitue plus un outil de négociation, mais une forme de domination visant à anéantir l’altérité.
Les intervenants
Avec Jérôme Heurtaux (politiste), Nadim Houry (avocat et chercheur libanais spécialisé en droit international, directeur de l’Arab Reform Initiative) et Sophie Bessis (historienne tunisienne), la discussion abordera les questions suivantes : reste-t-il encore des règles communes ? Comment retrouver des capacités d’action et de contestation dans un monde où les cadres régulateurs s’effritent ? Comment continuer à se parler lorsque des principes autrefois partagés semblent désormais relatifs aux contextes et aux rapports de force ?
Questions fréquentes
- Quand a lieu la table ronde ?
- Le 31 octobre 2026, de 14h30 à 16h30.
- Où se déroule l’événement ?
- Au Théâtre de l’Odéon, 162 La Canebière, 13001 Marseille.
- Qui sont les intervenants ?
- Jérôme Heurtaux (politiste), Nadim Houry (avocat et chercheur libanais, directeur de l’Arab Reform Initiative) et Sophie Bessis (historienne tunisienne).
Renseignements
Mis à jour le 27 août 2026