Deux écrivains que tout oppose. L'un est riche, l'autre pauvre. L'un conciliant et indulgent, l'autre emporté et radical. L'un libéral, l'autre monarchiste. L'un a une splendide maison, l'autre vit à l'hôtel. L'un reste sobre, l'autre finit par se noyer dans l'alcool. Jamais ils ne se sont dit « tu ». Et pourtant, entre 1927 et 1938, Stefan Zweig et Joseph Roth ont entretenu une correspondance d'une rare puissance, dans une Europe empoignée par la tourmente.
Arnaud Simon lit ces lettres, qui brassent vie privée et vie publique, reproches et réconciliations. Elles se lisent comme un roman : tensions, imprévus, part de vérité, de composition et de tragique. En 1933, à l'arrivée d'Hitler au pouvoir, Roth écrit à Zweig : « À présent il vous sera évident que nous allons vers de grandes catastrophes. Abstraction faite du privé, notre existence littéraire et matérielle est déjà anéantie, l'ensemble conduit à une nouvelle guerre. Je ne donne pas cher de notre vie. On a réussi à laisser la Barbarie prendre le pouvoir. Ne vous faites pas d'illusions. C'est l'Enfer qui prend le pouvoir. »
Les deux hommes
Stefan Zweig, né en 1881, est un écrivain, biographe et journaliste autrichien. Issu d'une famille juive aisée, il grandit dans la Vienne intellectuelle. Polyglotte et humaniste, il voyage à travers toute l'Europe. Ses nouvelles explorent la psychologie humaine et les passions destructrices ; Le Joueur d'échecs met en scène la folie face à la tyrannie. Ses biographies de figures historiques rencontrent un immense succès international. Pacifiste convaincu, il assiste impuissant à la montée du nazisme. Exilé dès 1934, il fuit en Angleterre puis s'installe au Brésil. Le Monde d'hier pleure la disparition d'une Europe cultivée. Il se donne la mort en 1942.
Joseph Roth, né en 1894, est un écrivain et journaliste juif autrichien. Il immortalise la fin de l'Empire austro-hongrois dans ses romans, dont La Marche de Radetzky. Chroniqueur brillant, il observe la montée du nazisme. En 1933, l'arrivée d'Hitler au pouvoir le force à fuir l'Allemagne ; il s'exile à Paris, ville qu'il aime mais où il s'appauvrit. Ses écrits disent la perte de sa patrie, et il sombre dans l'alcoolisme. Il meurt à Paris en 1939, juste avant la Seconde Guerre mondiale.
Infos pratiques
La lecture est donnée le mercredi 4 novembre 2026 à 19h et le jeudi 5 novembre 2026 à 20h, au Théâtre Artistic Athévains, 45 bis rue Richard Lenoir, Paris 11e. Places de 10 à 35 euros. Réservation conseillée par téléphone au 01.43.56.38.32, par mail à [email protected] ou sur la billetterie en ligne.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates de la lecture ?
- Elle est donnée le mercredi 4 novembre 2026 à 19h et le jeudi 5 novembre 2026 à 20h.
- Où se déroule la lecture ?
- Au Théâtre Artistic Athévains, 45 bis rue Richard Lenoir, à Paris (11e).
- Combien coûtent les places ?
- De 10 à 35 euros.
- Faut-il réserver ?
- La réservation est conseillée, par téléphone au 01.43.56.38.32, par mail à [email protected] ou sur la billetterie en ligne.
Renseignements
45 Bis rue Richard Lenoir, Paris
Tél : +33143563832
Email : [email protected]
Dates : du mercredi 4 novembre 2026 au jeudi 5 novembre 2026
Mis à jour le 17 septembre 2026