« C'est une alerte et un constat. Je constate qu'en effet tout tombe. » Gloria Friedmann résume elle-même ce qui traverse Entre deux vertiges, l'exposition qu'elle installe à Transfo, le centre culturel d'Emmaüs Solidarité, dans le 10e arrondissement de Paris.
Depuis longtemps, ses sculptures composites, en terre, en plâtre, en métal, en plumes ou en câbles électriques, évoquent la figure humaine dans sa complexité et interrogent notre existence au monde. Observatrice stupéfaite d'un présent bouleversant, elle déploie ici un parcours d'œuvres comme un état d'âme, un regard inquiet posé sur notre humanité et son devenir dans un environnement menacé.
L'exposition est commissariée par Yvon Le Mignan, coordinateur du centre culturel d'Emmaüs Solidarité. Elle est accompagnée d'un livret comprenant un texte de Philippe Dagen, critique d'art, que l'artiste a également illustré. Elle est présentée par une équipe de bénévoles et de personnes accompagnées par l'association, qui vous invitent à échanger, « face aux vertiges ».
L'artiste
Née en 1950 à Kronach, en Allemagne, Gloria Friedmann quitte son pays pour la France en 1977. Elle vit et travaille aujourd'hui à Aignay-le-Duc. Autodidacte et principalement sculpteure, elle déploie une énergie expérimentale dans des pratiques aussi différentes que la peinture, l'installation, la photographie, la performance ou la vidéo. Son travail allie gravité et futilité, sur un mode à la fois savant et drolatique.
Se saisissant du paysage, un genre historique désinvesti par la sculpture contemporaine, elle se fait reconnaître au début des années 1980 par ses installations et performances ayant pour sujet la nature, dont elle estime faire « partie ». C'est cependant sur la nature « non humaine », celle existant « en dehors » d'elle-même selon ses mots, qu'elle se concentre, et notamment sur les violences qu'elle subit. Des œuvres comme Vagues Normandie (1983), composée de pare-brise brisés, ou Paysage d'hiver (1986) relèvent à la fois d'une poétisation du lexique de l'art minimal et d'une culture des matériaux propre à l'Arte povera. Matières brutes et non conventionnelles portent son message, dans une mise en scène imagée dont les « scénarios existentiels » activent les forces antagonistes, sans compromis. Associant ironie, parodie et incongru, elle développe la logique d'une métaphore naturaliste, exposant les pièces d'une nature vraie dont elle déplace des fragments selon la procédure du ready-made, pour restituer davantage l'idée du chaos que celle d'une harmonie proverbiale.
Infos pratiques
Vernissage le jeudi 24 septembre, de 18h à 21h. L'exposition se tient du vendredi 25 septembre au samedi 21 novembre, aux horaires d'ouverture : du mardi au samedi, de 14h à 19h, avec une nocturne jusqu'à 21h le jeudi. Entrée gratuite.
Transfo, 36 rue Jacques Louvel-Tessier, Paris 10e.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates de l'exposition Entre deux vertiges ?
- Du vendredi 25 septembre au samedi 21 novembre 2026, avec un vernissage le jeudi 24 septembre de 18h à 21h.
- L'entrée est-elle payante ?
- Non, l'entrée est gratuite.
- Quels sont les horaires d'ouverture ?
- L'exposition est ouverte du mardi au samedi de 14h à 19h, avec une nocturne jusqu'à 21h le jeudi.
- Où se trouve Transfo ?
- Au 36 rue Jacques Louvel-Tessier, dans le 10e arrondissement de Paris.
Renseignements
36 rue Jacques Louvel-Tessier, Paris
Tél : +33177376297
Email : [email protected]
Dates : du jeudi 24 septembre 2026 au samedi 21 novembre 2026
Mis à jour le 17 septembre 2026