La Galerie la Ferronnerie/Brigitte Négrier présente trois photographes aux univers très différents, du 4 novembre au 6 décembre 2026, du mardi au samedi de 14h à 19h, et le dimanche 6 décembre.
Trois regards sur la photographie
Anaïs Tondeur expose Tchernobyl Herbarium, un projet composé d'un rayogramme par année écoulée depuis l'explosion de Tchernobyl (26 avril 1986). Ces images sont créées par l'empreinte directe de spécimens d'un herbarium radioactif sur des plaques photosensibles. Les végétaux ont été cultivés dans le sol de la Zone d'Exclusion par l'équipe du bio-généticien Martin Hajduch, qui étudie les conséquences de la radioactivité sur la flore dans les zones fortement irradiées autour de la centrale. Comme dans nombre de ses autres projets, Anaïs Tondeur s'inspire de la fragilité des débuts de la photographie, en particulier de la photographie de contact.
Catherine Larré expérimente l'épanouissement et le flétrissement de la fleur par le détournement du sujet. Elle construit une sorte de collection d'images qu'elle découpe, altère, superpose ou suspend avant de les photographier, créant des compositions aux fragiles et subtiles nuances qui invitent à la rêverie, mais aussi à des thèmes plus profonds comme la disparition et la réapparition, la transformation, le renouvellement ou la perpétuation. Elle utilise parfois le support photographique comme un peintre son pinceau, le manipulant avant de réaliser de nouvelles prises de vue. Une profusion d'efflorescences qui n'est pas sans rappeler les clichés des artistes pictorialistes du début du XXe siècle ou les paysages impressionnistes.
Silvana Reggiardo explore la dimension optique de la photographie et la relation de l'image à sa surface. Elle écrit : « Ma relation à la photographie relève d'une expérience sensible : expérience de la marche, de l'espace, expérience visuelle, expérience instrumentée. » Les espaces urbains sont ses terrains d'expérience privilégiés, où elle joue sur les oppositions transparence/opacité, intérieur/extérieur, espace public/espace privé, en s'appuyant sur les propriétés des matériaux de l'architecture moderniste : le miroir, le miroir sans tain, la vitre et l'acier. Elle appréhende l'outil photographique avant tout comme un objet de vision plutôt que comme un instrument de captation, sans chercher à documenter le réel ni à en donner une représentation. Elle amène le spectateur à se décentrer en permanence pour appréhender une œuvre où les relations à la lumière, à la couleur et aux limites du visible sont primordiales.
Cette exposition s'inscrit dans le parcours Photographie dans les galeries d'art, organisé par le Comité Professionnel des Galeries d'Art.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates et horaires de l'exposition ?
- L'exposition se tient du 4 novembre au 6 décembre 2026, du mardi au samedi de 14h à 19h, et le dimanche 6 décembre de 14h à 19h.
- Où se déroule l'exposition ?
- À la Galerie la Ferronnerie/Brigitte Négrier, 40 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris.
- Quel est le prix d'entrée ?
- Les informations sur le tarif ne sont pas précisées. Contactez la galerie pour plus de détails.
Renseignements
40 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris, Paris
Dates : du mercredi 4 novembre 2026 au dimanche 6 décembre 2026
Mis à jour le 22 août 2026