La galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob présente GW BOT | GLYPHMAKER — La métamorphose des signes, une exposition monographique consacrée à l’artiste australienne GW Bot. Rendez-vous du 15 octobre 2026 au 23 janvier 2027, au 13 rue Chapon, dans le 3e arrondissement de Paris. L’entrée est gratuite.
GW Bot développe un langage singulier de signes et de glyphes, inspiré par les textures, les rythmes, la lumière et l’atmosphère du paysage australien. Entre écriture et abstraction, ses formes traduisent une relation intime au territoire, où la nature devient à la fois mémoire, langage et espace intérieur.
Qui est GW Bot
Née en 1954 à Quetta, au Pakistan, de parents australiens, GW Bot explore dans son œuvre les liens entre l’être humain, le paysage et le monde intérieur. Son enfance passée dans plusieurs pays nourrit très tôt son intérêt pour les cultures et les territoires. Elle étudie l’art à Londres, Paris et en Australie, et obtient en 1982 son diplôme de l’Australian National University de Canberra. Depuis 1985, elle se consacre pleinement à sa pratique artistique.
Installée à Canberra, dans un environnement qui devient la source majeure de son inspiration, elle adopte le wombat comme animal totémique, en référence à la relation d’unité entre l’être humain et son environnement présente dans certaines traditions aborigènes. Elle forge son nom d’artiste à partir de l’une des premières appellations écrites du wombat dans une source française : « le Grand Wam Bot ».
Un alphabet ouvert
GW Bot développe un langage visuel fondé sur les « glyphes », des signes qu’elle invente et transforme au contact des paysages australiens. Un glyphe est un signe graphique qui porte en lui une forme et une signification. À mi-chemin entre formes végétales, animales et humaines, ces signes constituent un alphabet ouvert, dont le sens reste volontairement mystérieux.
L’artiste ne cherche pas à représenter la nature de manière réaliste. Elle en traduit plutôt les rythmes, les forces et les transformations. Forêts, prairies, falaises, terres brûlées ou paysages arides deviennent les sources d’une écriture personnelle.
Son univers s’est également construit au fil de nombreux voyages en Europe et au Moyen-Orient. L’art byzantin, les sculptures d’Aghtamar, les motifs des tapis orientaux ou encore La Dame à la licorne ont nourri son imaginaire et enrichi son vocabulaire de formes et de symboles. La littérature et la poésie, notamment l’œuvre d’Alexandre Pouchkine, accompagnent sa réflexion sur la création et sur la figure du poète.
Peu à peu, son travail s’est orienté vers le thème du jardin, un espace à la fois extérieur et intérieur où se rencontrent la nature, l’intime et la spiritualité. En s’inspirant notamment de la tradition de l’hortus conclusus et des représentations religieuses, GW Bot fait du jardin un lieu de contemplation et de passage entre le visible et l’invisible. Cette attention portée au jardin peut, par certains aspects, évoquer celle de Bonnard, pour qui cet espace devient également un territoire sensible et pictural.
Toutes ces influences se mêlent dans une œuvre profondément ancrée dans le territoire australien et attentive à sa fragilité. Le feu, la sécheresse, la disparition et la renaissance deviennent les expressions des cycles qui traversent le monde vivant.
Le « soleil noir », motif récurrent dans son œuvre, introduit une dimension à la fois cosmique et symbolique. Il évoque les relations entre obscurité et lumière, disparition et renaissance, et accompagne l’idée de transformation.
Linogravure, pigments, tapa
Linogravure, pigments, graphite, découpes et tapa participent à cette écriture visuelle faite d’empreintes, de superpositions et de transparences. Le choix du papier occupe une place essentielle dans son processus de création : GW Bot le considère comme un véritable « sol », dont la texture, la densité et la capacité à recevoir l’image influencent directement le résultat. Chaque papier possède ses qualités propres et, comme un sol, peut accueillir certaines formes et en transformer d’autres.
L’œuvre de GW Bot compose ainsi une cartographie poétique, dans laquelle le paysage, la mémoire, la spiritualité et le langage se rencontrent et se transforment sans cesse.
Infos pratiques
Exposition ouverte du 15 octobre 2026 au 23 janvier 2027, du lundi au samedi, de 10h à 18h, à la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, 13 rue Chapon, 75003 Paris. Entrée gratuite.
Questions fréquentes
- Quand voir l’exposition GW Bot à Paris ?
- Du 15 octobre 2026 au 23 janvier 2027, du lundi au samedi, de 10h à 18h.
- Où se tient l’exposition ?
- À la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob, 13 rue Chapon, 75003 Paris.
- Faut-il payer pour entrer ?
- Non, l’entrée est gratuite.
Renseignements
13 rue Chapon, Paris
Tél : +33146222320
Email : [email protected]
Dates : du jeudi 15 octobre 2026 au mercredi 23 décembre 2026
Mis à jour le 10 octobre 2026