En 1867, Paris accueille la septième Exposition universelle. Sur le Champ-de-Mars, Napoléon III fait construire un palais elliptique et aménager un parc où s'élèvent une centaine de pavillons éphémères. Des pays d'Amérique, d'Afrique et d'Asie viennent y exposer leurs productions, des Beaux-Arts à l'industrie. Dans ce contexte d'optimisme face au progrès technique, la photographie est omniprésente : œuvre d'art, moyen de diffusion, outil scientifique, objet de commerce. Des sections entières du Palais de l'Industrie lui sont consacrées, où se montrent Julia Margaret Cameron, Nadar et bien d'autres. Des milliers de vues stéréoscopiques documentent l'événement sous tous les angles et sont vendues aux visiteurs. On se fait aussi tirer le portrait dans le pavillon de Pierre Petit. Les organisateurs inventent même un premier document d'identité avec photographie pour faciliter les entrées, nécessitant la production de dizaines de milliers de portraits de façon quasi industrielle.
L'exposition se tient dans les appartements du prince de l'hôtel de Soubise et se déploie en deux parties. La première présente des documents originaux (archives, photographies, dessins, objets, stéréoscopes) organisés en quatre chapitres, chacun autour d'un personnage réel ou fictif : Pierre Petit, détenteur d'un monopole pour la photographie ; Stéphanie Breton, exposante dans la section française ; Tokugawa Akitake, émissaire du Japon et visiteur exceptionnel, photographié pour la première fois à Paris ; et un animal naturalisé parmi ceux qui illustraient l'attrait pour les curiosités. La seconde partie propose un dispositif audiovisuel immersif : une projection 3D à partir de vues d'époque permet de déambuler virtuellement dans le parc de l'exposition.
Le catalogue
Un ouvrage paraîtra le 7 novembre 2026 aux Éditions de l'Université Paris Cité, dans la collection « Longue Vue ». Dirigé par Marie-Eve Bouillon et Daniel Foliard, commissaires de l'exposition, il réunit des essais d'Édouard Vasseur, Yann Potin et Magalie Bonnet. Une trentaine de photographies d'époque y sont visibles en trois dimensions grâce à des lunettes incluses. Une immersion ludique dans l'Exposition universelle de 1867.
Infos pratiques
L'exposition est ouverte du mercredi au dimanche, de 10h à 17h30, aux Archives nationales, site de Paris, 60 rue des Francs Bourgeois, 75003 Paris. Dernière entrée à 17h. Fermée les lundis et mardis.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates et horaires de l'exposition ?
- L'exposition se tient du 25 novembre 2026 au 3 janvier 2027, du mercredi au dimanche, de 10h à 17h30. Elle est fermée les lundis et mardis.
- Où se déroule l'exposition ?
- Aux Archives nationales, site de Paris, 60 rue des Francs Bourgeois, 75003 Paris.
- Quel est le thème de l'exposition ?
- Elle explore le rôle de la photographie lors de l'Exposition universelle de 1867, à travers des documents originaux et une immersion 3D.
- Y a-t-il un catalogue ?
- Oui, un ouvrage dirigé par les commissaires Marie-Eve Bouillon et Daniel Foliard paraît le 7 novembre 2026, avec des lunettes 3D pour voir une trentaine de photos en relief.
Renseignements
60 Rue des Francs Bourgeois, 75003 Paris, France, Paris
Dates : du mercredi 25 novembre 2026 au dimanche 14 février 2027
Mis à jour le 22 août 2026