Le Musée de la musique accueille My Rock Stars, une installation du photographe, styliste et plasticien Hassan Hajjaj. Billie Eilish, Madonna, Rachid Taha, Lee Scratch Perry, Alicia Keys et Swizz Beatz, m’alem gnawa Babohot : le panthéon musical de l’artiste se déploie dans un décor qui célèbre la diversité de ses influences et la liberté de création. En écho, le groupe Acid Arab signe une création électro mêlant sons traditionnels du monde arabe, basses électroniques et pulsations globales.
De Larache à Londres
Après une enfance à Larache, au Maroc, Hassan Hajjaj grandit à Londres dans les années 1980, au cœur d’un bouillonnement contestataire et multiculturel rythmé par le reggae, le dub et le hip-hop. De cette culture du collage et du remix, il tire une pratique décomplexée de la mode, du design et de la photographie, apprise en autodidacte. À la manière des photographes maliens Malick Sidibé et Seydou Keïta, il fait poser ses amis, parfois habillés par ses soins, devant des décors colorés. À travers archives personnelles et œuvres, l’exposition raconte son parcours diasporique, avec la musique comme vecteur de communication et d’émotions.
Gnawa Connection
Dès les années 1990, Hassan Hajjaj travaille auprès de la communauté gnawa, immortalisant ses maîtres les plus anciens. Issue d’héritages africains, arabes et amazighs, la culture gnawa est une tradition spirituelle et musicale ancestrale, aujourd’hui réhabilitée comme symbole de diversité et de résistance culturelle au Maroc. La puissante énergie des maîtres musiciens gnawa irrigue son œuvre : par la photographie, il en fait les figures d’une contre-culture, à rebours de toute folklorisation.
La fabrique des images : Andy Wahlou
Surnommé « Andy Wahlou » par son ami Rachid Taha, en hommage à Andy Warhol et au mot tamazight walou (« rien du tout »), Hassan Hajjaj brouille les clichés en télescopant culture africaine de la récupération et culture pop du détournement des objets de consommation. Le cadre de ses photographies joue avec des éléments architecturaux traditionnels, notamment le moucharabieh. Il a mis au point un protocole pour ses « Rock Stars » : lunettes, chaussettes, chapeaux, accessoires, vêtements sur mesure. Les séances, souvent en lumière naturelle, sont généralement accompagnées de véritables concerts, telle une séance rituelle festive. L’accrochage se prolonge dans la collection permanente, où ses œuvres télescopent les instruments du Musée, dans une démarche joyeusement irrévérencieuse.
Synergies sonores et visuelles
Précurseur de l’électro orientale en France, Acid Arab conçoit une musique inédite pour accompagner l’exposition et prolonger son énergie. Rythmes ancestraux, pulsations techno, énergie punk, disco et rap : leur création sonore célèbre les héritages musicaux d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
L’exposition est visible du 22 septembre au 25 octobre 2026, du mardi au vendredi de 12h à 18h, le samedi et le dimanche de 10h à 18h. Tarif de 0 à 8 euros, réservations ouvertes à partir de septembre 2026.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates et horaires de l'exposition ?
- L'exposition se tient du 22 septembre au 25 octobre 2026. Du mardi au vendredi, elle est ouverte de 12h à 18h ; le samedi et le dimanche, de 10h à 18h. Elle est fermée le lundi.
- Quel est le tarif ?
- Le tarif est payant, de 0 à 8 euros. Les réservations ouvrent en septembre 2026.
- Où se déroule l'exposition ?
- À la Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris.
Renseignements
221 Av. Jean Jaurès, Paris
Dates : du mardi 22 septembre 2026 au dimanche 29 novembre 2026
Mis à jour le 26 août 2026