Nadar, on connaît le portraitiste. On connaît moins l'inventeur. C'est cette face-là que les Catacombes de Paris mettent en lumière à l'occasion du bicentenaire de la photographie, avec une quinzaine de reproductions de ses clichés souterrains et aériens, des archives, des brevets, des affiches, des dessins et des caricatures.
L'accrochage est présenté au rez-de-chaussée du pavillon d'entrée, en introduction à la visite du site. Son accès est compris dans le billet des Catacombes, et il en est indissociable.
Trois mois sous terre
En 1861, Nadar dépose son brevet de photographie à la lumière électrique. Ernest Lamé-Fleury, inspecteur des carrières en charge des Catacombes, l'invite alors à tester son invention dans les profondeurs de Paris. Nadar relève le défi en 1862 et passe trois mois à vingt mètres sous terre à réaliser des dizaines d'images, dans des conditions inédites.
Le moment tombe bien : autour de 1860, les travaux haussmanniens entraînent d'importants transferts d'ossements dans l'ossuaire, et Nadar photographie les nouveaux murs d'ossements édifiés par les carriers. Ses images, souvent à la lisière du cadre, laissent voir les câbles, les trépieds, les lampes et les bouteilles de produits chimiques : l'équipement d'une entreprise qui n'avait rien de simple.
Ce sont les premières images souterraines réalisées grâce à la lumière électrique, procédé dont Nadar est l'inventeur, et les premières images connues du site. Un basculement : l'image fantasmée des Catacombes, diffusée par des dessinateurs et graveurs qui n'y avaient parfois jamais mis les pieds, cède la place au rendu fidèle des photographies. Il reproduit le dispositif dans les égouts de Paris en 1865.
Puis le ciel
Dès 1858, Nadar dépose une demande de brevet de « photographie aérostatique ». Après de multiples tentatives infructueuses, il réalise en 1868 les premières vues aériennes de Paris connues à ce jour, et devient le premier à photographier la ville depuis le ciel. L'exposition met ces vues en regard des images souterraines et des clichés de l'ossuaire.
Nadar est aussi un remarquable communicant. Le XIXe siècle est celui de la presse illustrée, de la publicité et du spectacle, et il en maîtrise tous les ressorts : son ballon de quarante-cinq mètres de hauteur, le Géant, dont les succès comme les échecs alimentent journaux et caricatures, transforme chaque envol en événement médiatique.
En raison de la grande fragilité des tirages et documents originaux, seules des reproductions sont présentées. L'exposition a reçu le label du Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture.
Infos pratiques
L'exposition se visite du 29 septembre au 1er novembre 2026, tous les jours de 9h45 à 20h30, aux Catacombes de Paris, 1 avenue du Colonel Rol-Tanguy, dans le 14e arrondissement. Le billet va de 0 à 31 euros.
La réservation en ligne d'un billet horodaté est obligatoire pour visiter les Catacombes, et les billets sont disponibles 7 jours à l'avance.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates de l'exposition ?
- Elle est présentée du 29 septembre au 1er novembre 2026, tous les jours de 9h45 à 20h30.
- Où se tient l'exposition ?
- Au rez-de-chaussée du pavillon d'entrée des Catacombes de Paris, 1 avenue du Colonel Rol-Tanguy, dans le 14e arrondissement. Son accès est compris dans le parcours de visite.
- Combien coûte la visite ?
- Le billet va de 0 à 31 euros, et l'accès à l'exposition est compris dans ce prix.
- Faut-il réserver ?
- Oui, la réservation en ligne d'un billet horodaté est obligatoire pour visiter les Catacombes, et les billets sont disponibles 7 jours à l'avance.
Renseignements
1 Avenue du Colonel Rol-Tanguy, Paris
Dates : du samedi 3 octobre 2026 au dimanche 6 décembre 2026
Mis à jour le 2 octobre 2026