À l'occasion du bicentenaire de la photographie, la BnF met à l'honneur ses collections japonaises, parmi les plus importantes du monde occidental. L'exposition rassemble 300 œuvres : 250 tirages, majoritairement en noir et blanc, et une cinquantaine d'ouvrages rares. De la fin des années 1960, la BnF a constitué ce fonds avec la complicité de photographes japonais installés en France, ambassadeurs de l'effervescence créative de leur archipel. Près de 4 000 tirages de 200 artistes et reporters, ainsi qu'une centaine de revues et d'ouvrages, retracent l'histoire de la photographie japonaise depuis 1945.
Parcours en six thèmes
L'exposition réunit une centaine d'artistes, des figures reconnues internationalement aux démarches plus confidentielles. Le parcours s'organise en six sections qui dessinent les grandes sensibilités de la photographie japonaise.
Face au réel
Le reportage et son réalisme dominent la production d'après-guerre. Hiroshi Hamaya, Hiromi Tsuchida et Yoko Yamamoto témoignent de la résilience après le traumatisme nucléaire, de l'attachement aux coutumes ancestrales et de l'aspiration à la modernité.
Étrange quotidien
Les instantanés de la vie ordinaire, signés notamment Shigeo Gocho et Tokuko Ushioda (courant Konpora Shashin, années 1960-1980), révèlent par le cadrage ou la composition l'étrangeté tapie dans la banalité.
Corps mis en scène
Shoji Ueda, Eikō Hosoe et ses élèves, Yuki Onodera et Mami Kiyoshi dirigent les corps comme au théâtre, héritiers des arts du spectacle traditionnels. Cette section rassemble les expérimentations les plus visuelles de l'exposition.
Bonjour Paris !
Nombre de photographes japonais ont posé leur regard sur Paris : Ihei Kimura, Yoshi Takata, Keiichi Tahara, Mamoru Sakamoto ou Jun Shiraoka. Leurs images oscillent entre curiosité, fantasmes et rejet de l'exotisme, traduisant les allers-retours féconds entre les deux cultures.
Calligraphies du monde
La figure humaine s'efface au profit des formes, dans la lignée de la calligraphie et d'un minimalisme qui associe épure et contrastes travaillés. On y croise Shōmei Tōmatsu, Yasuhiro Ishimoto, Takehiko Nakafuji ou Sayuri Ichida.
Sensible et impalpable
Paysages ténébreux de Hiroto Fujimoto et Kazuo Amemiya, portraits d'éléments saisis par Koichiro Kurita et Sayuki Inoue (le vent, les eaux) : cette dernière section explore une abstraction sensible, souvent imprégnée du bouddhisme zen, dans la matérialité des tirages et des ouvrages.
Informations pratiques
L'exposition se tient du 29 septembre au 1er novembre 2026 à la Galerie 1 de la Bibliothèque François-Mitterrand (Quai François Mauriac, 75013 Paris). Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h, le dimanche de 13h à 19h, fermé le lundi. Tarif : de 0 à 15 euros.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dates et horaires de l'exposition ?
- L'exposition est visible du 29 septembre au 1er novembre 2026, du mardi au samedi de 10h à 19h, et le dimanche de 13h à 19h. Fermeture le lundi.
- Où se déroule l'exposition ?
- À la Galerie 1 de la Bibliothèque François-Mitterrand, Quai François Mauriac, 75013 Paris.
- Quel est le prix d'entrée ?
- Le tarif est payant, de 0 à 15 euros.
Renseignements
Quai François Mauriac, Paris
Dates : du mardi 29 septembre 2026 au dimanche 6 décembre 2026
Mis à jour le 22 août 2026